Notre histoire nous ramène en 1492, avec l’arrivée de Christophe Colomb à Haiti qu’il baptise Hispaniola. Dans son journal, il dit qu’il est dans un paradis sur terre.  Mais il y a un problème : ce paradis est habité par 1,3 millions d’autochtones : les Arawaks et les Taïnos. Pour le compte de Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, les monarques catholiques de l’Espagne, Christophe Colomb prétend leur  « apporter la lumière de la civilisation à ces indigènes arriérés ». Mais la refus des autochtones d’être civilisés va conduire à une réaction féroce des occupants guidés par Colomb. Et en seulement 15 ans de répression, la population autochtone est exterminée et va passer de 1,3 millions d’habitant à 60.000 habitants. L’arme la plus efficace pour exterminer les Arawaks et les Taïnos a été l’arme des maladies infectieuse qu’ils ne connaissaient pas, notamment la variole. Les espagnoles s’arrangeaient pour cela, à n’envoyer que les anciens malades guéries de variole et devenus porteurs sains, ils pouvaient contaminer toutes les victimes du bout du monde et les exterminer en toute tranquillité. Mais une fois exterminés les Arawaks et les Taïnos, ils ne savent plus comment exploiter l’ile, puisque c’est eux qui commencent à mourir des maladies qu’ils n’avaient pas imaginés : c’est le paludisme. Puisqu’on a exterminé à la variole, les autochtones qui résistaient au paludisme et les espagnoles sont détruits par le paludisme, pour exploiter l’ile, il faut aller chercher des populations africaines fortes et résistantes au paludisme. C’est ainsi que dès 1518, Charles Quint, roi d’Espagne  autorise l’envoi de 15 000 noirs capturés sur les côtes africaines, à Saint-Domingue. L’abominable pratique de razzia des africains  commence. Plus d’un siècle plus tard, en 1629, ce sont les français qui veulent leur part du gateau et s’installent sur l’ile de la Tortue. Après c’est le tour des Anglais. Chacun veut sa part de cette île paradisiaque qui offre or, sucre, indigo, coton, cacao.