D’après un sondage réalisé le 26 Août 2025, par l’entreprise IFOP pour le compte de la télévision française LCI, 68% de français souhaitent la démission du pouvoir de Emmanuel Macron. C’est l’épilogue le plus spectaculaire et inattendu de la défaite de l’Ukraine face à la Russie. En vérité, si l’Ukraine pour qui la France s’est sacrifiée avec des sanctions contre la Russie, était en train de gagner sur le terrain militaire, l’enthousiasme que cela aurait susciter dans la classe politique française, dans l’attente du partage des 300 milliards de dollars tenus dans les banques européennes et la perspective du pillage des matières premières énergétiques russes auraient calmer les ardeurs liées à la situation financière catastrophique de l’état français. Le sondage ne s’arrête pas à Macron. Une majorité de français, 52% souhaite que la France soit dirigée par un non politicien. L’opinion publique française est consciente du fait qu’elle a une classe politique composée surtout des cancres qui ont mené le pays là où il se trouve : le pays le plus taxé au monde, sans que les résultats en termes de services publics soient exceptionnellement différents des pays moins taxés et de même niveau d’économie ; comme l’Allemagne. Ce sondage dit clairement que le peuple a compris, comme je l’avais dit depuis le mois de février 2022, que l’Union Européenne n’avait rien à voir dans un conflit opposant l’Ukraine à un pays 15 fois plus grand et plus puissant que lui. Avait-on besoin d’avoir été diplômé à HEC (Haute Etudes de Commerce) ou à la Harvard School pour anticiper et comprendre que l’Ukraine n’avait pas une seule chance sur un million de battre la Russie ? Si la meute des politiciens occidentaux n’a pas compris une telle évidence, pouvait-elle comprendre des choses beaucoup plus complexes comme la dette publique des nations et comment faire qu’elle ne devienne pas un boulet ? John Adams le deuxième président des Etats-Unis d'Amérique, est né le 30 octobre 1735 à Quincy (Massachusetts) aux Etats-Unis, et mort le 4 juillet 1826 dans la même ville. Il est l'auteur d'une phrase que Emmanuel Macron et les politiciens qui dirigent la France devraient faire la leur : "Il y a deux manières de conquérir et d'asservir une nation, l'une est par les armes, l'autre est par la dette". Source :  https://citations.ouest-france.fr/citation-john-adams/deux-manieres-conquerir-asservir-nation-102387.html Apparemment c'est une citation connue des sénateurs français, mais pas des membres de son gouvernement, puisqu'elle a été opportunément rappelée durant Séance des Questions au Gouvernement du 30 octobre 2024 au Sénat français, par M. Éric Bocquet, pour le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanakyv à la ministre qui lui avait répondu qu'il n'y avait pas de problème pour la dette française, selon elle parce qu'une créance ne donne pas droit au bailleur des fonds de s'ingérer dans la politique française, parce qu'une dette n'est pas une action. Revenons à la question exacte du sénateur, pour comprendre le drame dans lequel vit la France et une bonne partie du continent africain qui copie cette France là. M. Éric Bocquet, pour le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanakyv dit à la ministre : Ma question était destinée à M. le ministre de l’économie et des finances, mais elle s’adresse globalement à l’ensemble des membres du Gouvernement. Le 28 octobre 1966, se tenait une conférence de presse du général de Gaulle, alors Président de la République. Interrogé par un journaliste sur la chute de la bourse en cette fin d’année 1966, le président eut cette formule devenue célèbre : « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille. » Le 9 octobre, Les Échos titraient : « La France et l’Italie sous la surveillance des marchés et des agences de notation. » Le lendemain, deuxième lame : « Budget 2025 : Michel Barnier se lance dans la bataille politique sous l’œil des marchés financiers. » Madame Laurence Garnier, vous êtes membre du Gouvernement, mais je vous pose cette question très simple : est-ce bien vous qui gouvernez encore ? Mme Laurence Garnier, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation répond à M. Éric Bocquet : (...) un titre de dette ne donne aucun droit sur la conduite de la politique de la France. Un tel titre n’est pas une action. Il donne un seul droit à l’investisseur : celui d’être remboursé. La réplique de M. Éric Bocquet : Madame la secrétaire d’État, voilà des décennies que nous subissons le chantage à la dette publique. L’an prochain, cette dette va encore s’aggraver, puisque vous allez emprunter 306 milliards d’euros. La France versera aux marchés financiers privés (chaque année, au titre d’intérêt sur la dette française) la coquette somme de 55 milliards d’euros. Cette situation ressemble furieusement à de la dette perpétuelle. Le poids des marchés sera encore supérieur l’année prochaine. La République est chez Cofidis (entreprise française de micro-crédit pour octroyer surtout le crédit à la consommation) ! --------------------- Source : https://www.senat.fr/seances/s202410/s20241030/s20241030002.html J’ai voulu vous proposer cet échange entre un sénateur qui a compris le problème et une ministre qui n’a toujours pas compris le problème de la dette. Et c’est cette classe politique française qui ne comprend pas le problème posé qui donne ensuite la directive à suivre par les vassaux africains qui utilisent le Franc CFA. La guerre en Ukraine a été un vrai révélateur des talents et des lacunes des politiciens qui ont été en première ligne pour la gérer. Plus de trois ans et demi plus tard, on peut déjà tirer les conclusions, avec ces 170 patrons qui perdent leur emploi tous les jours en France. Ce qui n’est pas le cas de la Russie qui a su maîtriser l’inflation en augmentant le taux d’intérêt, pour limiter au maximum le nombre de liquidité en circulation, alors que l’offre des biens et services avait diminué du fait de la sortie du marché russe des entreprises occidentales, comme premier train de sanctions occidentales contre la Russie.