A- POURQUOI LES BOURSIERS AFRICAINS EN EUROPE SONT POUR LA PLUPART CONTRE L'AFRIQUE ? Le système colonial a formé en Afrique, avant et après la colonisation, des fonctionnaires qui ne sont que des relais de l'exploitation du continent au profit de l'Europe. Et les bourses d'Etudes offertes par les pays européens à l'Afrique ne répondaient qu'à cette logique de féliciter ces agents africains, relais de la domination européenne sur l'Afrique, en transmettant à leurs enfants le flambeau de l'hégémonie européenne. Je suis arrivé à cette conclusion en observant les étudiants africains à Perugia, quand j'étais moi-même étudiant. Nous, fils et filles de pauvres paysans africains, ne recevions pour la plupart rien d'Afrique pour payer nos études. Il fallait donc qu'on se batte nuit et jour, avant et après les études pour trouver l'argent. Les autres, les fils et filles des fonctionnaires africains, étaient tous des boursiers. Ils n'avaient pas besoin de travailler. Ils devaient juste se consacrer à leurs études. Et nous les enviions pour cela.  Mais là où on les enviait moins, était ce qu'ils faisaient de leur vie en Italie après l'Université. Ils organisaient la fête pour avoir soutenu un examen, ils ne loupaient pas de fêter leurs anniversaires. Ils effectuaient des voyages même intercontinentaux pour fêter les anniversaires des autres boursiers africains comme eux. Et tous, fils de pauvres africains, nous les observions très amusés.  Parce que nous autres, avions alors compris une chose : avec le montant de la bourse, ces africains n'auraient jamais pu effectuer de telles dépenses. C'était donc, tout à fait évident que les parents, tous des fonctionnaires corrompus au pays, utilisaient leurs postes d'agents de l'Etat, comme l'ATM, le "Distributeur Automatique de Billets de Banques" pour inonder d'argent vers l'Italie, leurs enfants fainéants et abrutis, incapables de lire un seul livre par an en dehors de ceux au programme universitaire. Et puis, un jour, le parent était affecté à d'autres fonctions, ou pire, tout simplement, allait à la retraite. Oui, la bourse continuait d'arriver, mais insuffisante pour faire la fête. Et nous les voyions organiser des interminables débats sur une Afrique où rien ne marche, corrompue, moribonde etc. Ils étaient tous prêts à la révolution pour faire partir le dictateur.  Mais comme ils vivaient dans leur monde, sur leur planète à eux, depuis leur arrivée en Italie, ils n'avaient aucun instrument de connaissance politique ou philosophique pour savoir même de la définition de la révolution. Ils faisaient tous pitié, car l'un après l'autre, à 21-25 ans d'âges, leurs parents arrivaient à 50 ans, à l'époque l'âge pour aller à la retraite en Afrique et ils vivaient tous, ce passage comme un vrai drame humain qu'ils faisaient passer pour le symptôme d'une Afrique pourrie qu'ils voulaient partager avec nous fils et filles de pauvres qui avions tous assisté à leurs vies de débauche et de fêtards. Tout cela nous laissait indifférent parce que nous autres, "fils et filles de personne", nous nous étions accrochés à quelque chose, à un petit boulot (et moi mon commerce des alarmes avec Taiwan) qui nous permettait dans la dignité, de joindre les deux bouts sans bourse et sans attendre personne.  Je suis donc arrivé à la conclusion que les boursiers africains en Europe étaient une vraie calamité pour nos pays africains. Complètement inutiles à notre développement.