"LE MENSONGE CHRETIEN" Voici Cinq raisons pour lesquelles Jésus n’aurait jamais existé" par Eric Leser — 12 juillet 2015 à 14h48 sur Slate.fr : ---------------------------------- Le personnage historique de Jésus est-il un mythe construit de toute pièce? La plupart des historiens universitaires spécialistes de l’antiquité pensent que le Nouveau Testament (les évangiles) sont «de l’histoire transformée en mythologie religieuse». En d’autres mots, ils estiment qu’autour du début du premier siècle un rabbin controversé nommé Yeshua ben Yosef a gagné un certain nombre d’adeptes et que sa vie et ses enseignements ont fourni les éléments de départ de ce qui est devenu le Christianisme. Dans le même temps, ces universitaires reconnaissent que de nombreuses histoires bibliques, une vierge qui donne naissance à un enfant, les miracles, la résurrection... sont une reprise de thèmes mythiques courants au Moyen-Orient à la même époque. Depuis plus de 200 ans, un grand nombre de théologiens et d’historiens a cherché dans les textes anciens inclus dans la bible ou pas, à découvrir l’homme Jésus à travers le mythe. L’hypothèse selon laquelle Jésus n’aurait jamais existé et serait un mythe construit pour donner un socle à une religion naissante est très minoritaire encore aujourd'hui. C’est sans doute lié au fait que pendant des siècles tous les chercheurs sérieux sur les origines du christianisme étaient eux-mêmes chrétiens. Mais un nombre croissante d’universitaires s’interroge maintenant ouvertement sur la réalité historique de Jésus. Et ils avancent plusieurs arguments pour douter de la réalité de l'existence du personnage. Voilà cinq de leurs arguments. -1 - Aucune preuve matérielle du premier siècle confirme l’existence de Yeshua ben Yosef. Selon les termes de Bart Ehrman, Professeur de l’Université de Caroline du nord: «Qu’est-ce que disent les auteurs païens de l’époque de Jésus sur lui ? Rien. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’existe pas la moindre mention de Jésus par ces contemporains païens. Il n’y a pas de trace de naissance, de transcription de procès, de certificat de décès. Il n’y a pas la moindre expression d’intérêt, pas de calomnies, pas de références passées, rien. Même dans tout le premier siècle, il n’y a quasiment pas de référence à Jésus par une source non juive ou non chrétienne». -2 - Plus frappant encore, les premiers auteurs du Nouveau Testament semblent ignorer la plupart des détails de la vie de Jésus. Paul semble ne pas avoir été informé de sa naissance d’une mère vierge. Aucun mage, aucune étoile à l’est, aucun miracle. Paul ne fait pas référence à l’autorité de Jésus même pour prouver ce qu’il avance. Il ne présente jamais les 12 apôtres comme des disciples et en fait ne dit jamais que Jésus a des disciples, que Jésus fait des miracles et que Jésus donne des enseignements. Pierre et Jean qui sont sensés être des personnages importants des débuts du christianisme sont considérés comme insignifiants par Paul qui s’oppose à eux et ne les considère pas comme de vrais Chrétiens! -3 - Même les évangiles ne se revendiquent pas comme des récits de première main. Nous savons maintenant que les quatre évangiles qui se sont vus donnés les noms des apôtres Mathieu, Marc, Luc et Jean n’ont pas été écrits pas eux. La désignation des noms donnés à ces évangiles s’est faite aux deuxième siècle, environ 100 ans après les débuts supposés du Christianisme. -4 - Les évangiles, les seuls récits «historiques» de la vie de Jésus, se contredisent à de très nombreuses reprises. -5 - Les chercheurs modernes, ils sont nombreux depuis plusieurs décennies, qui affirment avoir finalement découvert des traces du «vrai» Jésus décrivent en fait des personnes très différentes. On trouve pêle-mêle un philosophe cynique, un religieux juif orthodoxe charismatique, un Pharisien libéral, un rabbin conservateur, un zélote révolutionnaire, un pacifiste non violent. Une liste complète se trouve ici. Pour David Fitzgerald, ces cinq arguments mènent à la même conclusion: «la figure du Jésus est une construction du Christianisme et pas sa cause. Paul et la première génération de Chrétiens ont utilisé la version grecque Septuagint enrichie de la bible hébraïque pour créer une nouvelle foi en y ajoutant des rituels païens, des termes gnostiques un Dieu sauveur capable de rivaliser avec ceux des Egyptiens, des Perses, des Grecs et des Romains. Nous ne saurons peut-être jamais ce qui a été le déclencheur de la propagation du christianisme». Voici Cinq raisons pour lesquelles Jésus n’aurait jamais existé" par Eric Leser — 12 juillet 2015 à 14h48 sur Slate.fr ------------------------------- Source : http://www.slate.fr/story/104227/cinq-raisons-jesus-jamais-existe --------------------- Jésus a-t-il réellement existé ? Par HENRI FESQUET. Publié le 02 novembre 1968 à 00h00 sur Le Monde ------------------------ Le dialogue avec les incroyants fait déjà - et fera de plus en plus - partie des devoirs du chrétien conséquent avec sa foi. Celle-ci, en effet, n'étant pas, par définition, une évidence, ne peut que gagner en vérité à être confrontée avec des " fois " différentes. C'est pourquoi, entre autres raisons, un livre comme celui de M. Georges Ory, président du Cercle Ernest-Renan, mérite d'être pris en considération y compris par ceux qui confessent Jésus-Christ. L'auteur appartient à la pléiade d'historiens des origines du christianisme, tels que D.-F. Strauss (1808-1874), P. Alfaric (1876-1955), P.-L. Couchoud (1879-1959), qui penchent pour la non-existence historique de Jésus. Les érudits ne sauraient, en effet, échapper à cette contestation. D'ailleurs, les croyants eux-mêmes, pour lesquels naturellement Jésus a existé, se sentent obligés de réfuter les arguments de leurs adversaires. Preuve qu'ils ne sont pas insignifiants. Avec beaucoup de " rigueur ", selon l'expression d'Henriette Psichari qui préface cet ouvrage, M. Georges Ory ouvre une fois de plus le " dossier Jésus ". Il aboutit à la conclusion qu'aucun texte païen ou juif ne fournit de preuve de l'existence terrestre de Jésus. Quant au Nouveau Testament, il y discerne tant de contradictions que l'ensemble ne lui paraît guère convaincant; les témoignages tardifs de Tacite et de Suétone, non plus.