Dernières nouvelles
2179- La mère des batailles au Cameroun est pour moi, d'obtenir justice pour les victimes du génocide français
Comme les militants du MRC, tu souffres d'une distorsion émotionnelle qui t'impose à voir la politique camerounaise sous un angle de Tifoseria (tifosi) comme au football où on ne voit que les coups de sifflets que l'arbitre siffle contre son équipe et jamais ceux contre l'équipe adverse.
Je suis passé sur Afrique Média pour la première fois après 10 ans d'absence à la télévision et à la radio, pour parler contre Cabral Libi qui avait sorti une stupidité sur le contrat minier signé avec la Chine. Mais comme les tifosi, tu n'es pas intéressée.
Si les fans de Cabral Libi ne m'ont pas agressé, c'est peut-être parce qu'ils ont lu ma critique avec moins d'émotion que ceux de Kamto, pour comprendre que lorsque chaque année la Chine met un surplus de 500 millions de tonnes d'acier sur le marché pour éliminer tout concurrent, ce n'est pas les braves politiciens camerounais qui feraient le poids dans un contrat pour une minable mine de fer dans un Cameroun sans disponibilité de matière première énergétique à bon marché, pour créer un début de fonderie et d'acierie.
Ce qui n'est pas le cas des militants de Kamto qui n'ont aucune idée de ce que c'est que le réalisme politique. Ils ne se rendent même pas compte qu'ils insultent mon intelligence lorsqu'ils prétendent que je dois soutenir un candidat, leur candidat.
Pour Paul Biya, j'ai créé une série publiée sur www.pougala.net intitulée :
"Les 10 pires erreurs fatales de débutants de Paul Biya en intelligence économique,"
La première leçon de 26 pages montre combien c'était stupide de mettre 600 milliards de francs cfa dans la construction d'un stade de football.
Et il y'en a comme ça 10.
Ceux qui m'accusent de ne pas critiquer Paul Biya ou son gouvernement, s'attendent certainement que je me livre comme eux aux invectives, que je parle de ce qui ne va pas, avec un langage ordurier.
Je ne suis pas convaincu que cela répond à des objectifs pédagogiques que je me suis assignés.
J'ai fait le choix de l'engagement politique le plus difficile pour mon pays, celui de prendre le temps d'éduquer le citoyen, pour lui donner suffisamment d'instruction d'analyse pour à l'avenir distinguer un bon politicien d'un cancre.
Pour y arriver, je dois être suffisamment distant des politiciens pour ne susciter de leur part aucune sympathie. Ce n'est pas eux ma cible, mais le citoyen.
Les politiciens aiment s'entourer des courtisans, mais le citoyen africain a besoin pour sa propre éducation des penseurs qui ne sont candidats à rien et qui soient utilement critiques, parce qu'ils n'ont pas faim.
Je me suis donné les moyens, pour ne rentrer au Cameroun que comme éducateur. Mes enfants n'attendent aucune activité développée au Cameroun pour vivre, parce que je suis un exilé contraint à n 1993 de quitter le Cameroun. Ce n'est pas 32 ans après qu'on revient tout recommencer au Cameroun.
Être financièrement autonome est à mon avis, la condition essentielle, pour être utile à la construction d'une conscience politique et économique en Afrique : être économiquement autonome, c'est être libre. Libre de toucher n'importe quel sujet.
Mais tout le monde n'a pas la même intelligente pour comprendre les sujets prioritaires et ceux qui le sont moins.
Voilà pourquoi je n'invite jamais personne à m'accompagner dans les batailles que j'ai choisies de mener, puisque je suis aussi le seul à en assumer les conséquences quand ça tourne mal.
Car beaucoup de Camerounais ne voient pas, qu'il est très facile de rester en France et de critiquer Paul Biya. Mais qu'il est très difficile de rester en France et de critiquer ce que fait la France en Afrique.
....