Lorsqu'on dit que la Chine a sorti en 40 ans, 836 millions de ses citoyens de la pauvreté, sur 1,4 milliard d'habitants, cela semble impossible vu d'Afrique. Nous africains, avons juste dû mal à comprendre comment cela peut être possible, alors que malgré toutes les ressources naturelles du continent africain, nous sommes toujours les derniers du monde. L'exemple que nous propose l'actualité de l’Académie chinoise des Sciences de transformer un désert par définition sablonneux en terres agricoles est là pour nous montrer comment c'est possible. Au lieu de se bomber le torse, et bâtir une fierté idiote sur la seule appartenance à une terre, les chinois sont partis de là où tout le monde part : constater les faiblesses du milieu physique, constater la faiblesse de humain pour investir un tel milieu et constater que le seul miracle pour sortir l'humain de la pauvreté dans un tel espace n'est pas de changer les hommes, mais de changer le milieu physique : transformer le désert en terres curltivables. Le gouvernement chinois a poser la question à ses universités : comment transformer 337.000 km2 de désert en plantation ? L'académie chinoise des sciences à répondu : C'est possible en 40 ans, avec 600.000 ingénieurs et techniciens dans 14 spécialités. Le gouvernement complétera le tout avec un réseau ferré de 2700 km pour relier toutes les nouvelles villes qui seront créées. Ce train est le maillon faible du modèle de développement appliqué par les occidentaux en Afrique aujourd'hui. En Afrique, on investit de l'argent emprunté au taux de 7 à 16% pour créer la route, avant de se demander ce que cette route va écouler, va aider à transporter. Dans notre exemple, la route viendra finaliser pour compléter le projet et non pour débuter. Les autorités chinoises peuvent se permettre de le faire au début, parce qu'ils en ont les moyens. Quelles leçons pour l'Afrique ? La terre n'appartient à personne puisqu'elle est là depuis des millions d'années. Les humains ne sont tous que des locataires qui occupent temporairement ces espaces qu'ils ont gratuitement trouvés et qu'ils vont laisser. Le plus important est maintenant de savoir ce qu'on en fait et ce qu'on en a fait, durant cette courte durée de notre occupation temporaire. Beaucoup d'africains ne savent pas qu'on ne possède un territoire que si on le transforme pour le mettre au service des humains qui y habitent.