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2158- L'école coloniale a formé une élite africaine de crétins et d'idiots
La Boétie disait au 16ème siècle que : « On ne regrette jamais ce qu'on n'a jamais eu. Car, le chagrin ne vient qu'après le plaisir et toujours, à la connaissance du malheur, se joint le souvenir de quelque joie passée. La nature de l'homme est d'être libre et de vouloir l'être, mais il prend facilement un autre pli lorsque l'éducation le lui donne ».
Et Nicolas de Condorcet ; dans « Les cinq mémoires sur l'instruction publique » publié en 1792, d’ajouter au 18ème siècle :
« L'instruction est le seul remède à la stupidité ».
Je vais partir d'un postulat pour vous démontrer que tous ces gens qui se sont indignés, sont partis à la mauvaise école et ont eu l’instruction coloniale pour devenir non pas des instruits qui doutent et se posent les questions, mais les cancres et les stupides pleins de certitudes.
Si je vous pose la question de savoir qui préférez-vous de ces 4 personnages :
Le sénégalais Cheikh Cheikh Anta Diop (né le 29 décembre 1923 à Thieytou - mort le 7 février 1986 à Dakar)
Le sénégalais Léopold Sédar Senghor, né le 9 octobre 1906 à Joal, au Sénégal, et mort le 20 décembre 2001 à Verson, en France,
Le guinéen Camara Laye, né le 1ᵉʳ janvier 1928 à Kouroussa, en Guinée, et mort le 4 février 1980 à Dakar,
Le français, René Vautier, né le 15 janvier 1928 à Camaret-sur-Mer (Finistère) et mort le 4 janvier 2015.
Je peux parier que vous avez choisi au moins un des 3 africains et aucune de vous n’a choisi le français. Erreur ! Fatal Error. Je vais vous démontrer le meilleur de tous les 4 pour le continent africain c’était le français et non les 3 africains, tous à la solde de l’administration coloniale.
Commençons par les similitudes.
Tous les 4 ont plusieurs choses en commun :
Ils sont des contemporains : ils ont tous vécu à la même époque
Ils ont été tous sous l’administration coloniale française en Afrique Occidentale Française (AOF)
Ils ont tous les 4 épousé des femmes françaises, blanches.
Ils ont tous les 4 ont été mandatés pour écrire des thèmes ou réaliser des documentaires, au mieux, pour faire diversion et au pire, pour alimenter la propagande coloniale, visant à accréditer la thèse selon laquelle, la colonisation a rendu les africains instruits, intelligents, pleins d’esprit critique, capables de se donner à la poésie ou à défendre leur passé glorieux égyptien
Tous les 4 étaient sous le coup du décret du 8 mars 1934, sous Pierre Laval ministre des Colonies. Et publié dans le Journal Officiel de l’Afrique Occidentale Française (AOF) du 7 avril 1934 sous les titres : « Contrôle des films cinématographiques, des disques, des livres, des prises de vues cinématographiques et des enregistrements sonores ». Ce décret interdit donc, de commenter ou de documenter l’occupation coloniale de la France ou de dire la moindre phrase contre la colonisation française, sous peine d’aller en prison.
Mais il y a une chose qui les diffère, pour moi l’Africain, c’est que le dernier de la liste que vous n’avez pas choisi, René Vautier, est plus africain que les 3 premiers. C’est en effet, le seul des 4 qui a choisi de contrevenir au décret du 8 mars 1934.
René Vautier n’a que 21 ans, lorsque jeune cinéaste, il est envoyé en 1949, par la « Ligue française de l'enseignement » documenter les bienfaits de l’éducation coloniale française sur les colonisés de l’AOF.
Arrivé à Bamako, il est traumatisé par la violence coloniale qu’il voit sur les africains. Au lieu de faire lui aussi diversion comme les 3 africains cités plus haut, il décide de se retourner contre l’administration coloniale. Il va tourner son documentaire, plutôt pour dénoncer la terreur coloniale.
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