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2138- Pourquoi les enfants africains se noient-ils plus que les enfants européens ?
Nous n'avons pas les statistiques des noyades pour les pays africains, nous sommes donc obligés de partir des données d'ailleurs, de la France, pour expliquer la situation du Cameroun par exemple.
Nous allons prendre l'exemple de la France, puisque nous avons construit les piscines en copiant ce qu'on voit ou ce qu'on croit voir en France tout en oubliant ou en ignorant le pourquoi et le comment de ces piscines chez les français.
En France, 50% des noyades sont les personnes de plus de 45 ans (alors qu'en Afrique, ce sont plus les enfants qui se noient) et la principale raison de la noyade est le malaise et la deuxième cause c'est la chute (alors qu'en Afrique, c'est parce qu'on ne sait pas nager).
Selon les chiffres de "Santé Publique France" pour l'année 2019, "les lacs et les étangs ne sont pas les lieux qui provoquent le plus de noyades mortelles en France (alorsqu'en Afrique c'est le cas). Le lieu de baignade le plus meurtrier était de loin la mer".
Pour le Cameroun, nous allons tenter de répondre à la question en nous servant de ces photos que j'ai prises il y a 10 jours, le 26 septembre 2020, de mon balcon à l'hôtel Sawa de Bonanjo à Douala au Cameroun.
Cordialement bien les photos. C'est la même chose depuis 10 ans que je viens ici. Chaque fois que je réalise ces photos que j'analyse d'année en année pour voir sur le plan sociologique s'il ya un changement. Et je suis arrivé aux conclusions suivantes :
1) les blancs sont à gauche de la piscine et les noirs à droite, les blancs sont avant l'écriture Sawa et les Noirs après cette écriture. L'explication tient au fait qu'avant l'écriture Sawa, les pieds ne touchent pas le fond de la piscine et après oui.
2) Les Noirs ne nagent presque jamais, ils ne sont dans l'eau que pour marcher ou pour jouer, rigoureusement là où les pieds touchent le fond.
3) il ya un bassin pour les enfants, qui est très fréquenter surtout le week-end et selon ce que j'ai pu voir durant les années, iya une bonne surveillance d'un adulte toujours déboute face aux enfants. Le mieux ce sont les hommes qui les regardent en parmanence. Quand ce sont les femmes, elles passent le plus de leur temps sur le téléphone portable et j'ai réalisé des photos où ces dames donnent carrément le dos aux enfants qui sont dans l'eau.
Sans statistiques officielles, je ne peux donc affirmer même pour le cas du Cameroun que ce que j'analyse moi- par observation, malheureusement sans preuve scientifique, mais dans un soucis de pédagogie, si ce post peut contribuer à sauver un seul enfant.
Au Cameroun, ce sont les enfants des classes moyennes qui meurent le plus par noyade. Parce que par erreur, les parents considèrent la construction d'une piscine à la maison, comme une preuve de leur réussite. Et ceux qui n'ont pas de piscine à la maison, emènent leurs enfants dans ces hôtels de luxe les week-ends pour leur faire éprouver les sensations et plaisirs des richesses.
Chez les pauvres, c'est une autre musique.
Quand j'étais petit, nos ancêtres avaient mis au point un stratagème très efficace qui évitait les noyades des enfants. Et dans mon quartier 10, le plus pauvre de Nkongsamba, tous les enfants savaient que dans les cours d'eau, il y avait le "Mamiwata", (mami water, la mère de l'eau) une sorte de mélange entre la sirène et le diable et que faisait le Mamiwata ? Elle dévorait tous les enfants qui tentaient d'entrer dans l'eau tout seuls, sans les parents.
Aucun enfant de Nkongsamba a grandi à cette époque là, sans connaître les histoires terrifiantes de Mamiwater qui attendaient dans tous les cours d'eau pour ne dévorer que les enfants.
C'est une fois devenue grande que j'ai compris le sens très pédagogique de Mamiwata, car nous avions alors une fascination à observer tous les cours d'eau et à nous y aventurier qu'en présence d'un adulte.
Chez les riches camerounais, puisqu'ils n'avaient pas de Mamiwata, tout était permis. Et quand je me suis retrouvé en Italie comme étudiant, en été, chaque semaine, on annonçait la mort d'un étudiant africain par noyade et comme par hasard, ce n'était que les enfants de la petite bourgeoisie africaine.
Question : Pour quelle raison les enfants des bourgeois africains se noient le plus ?
Réponse : Parce que la classe moyenne africaine ne sait pas qu'il ne faut jamais faire croire à un enfant que l'eau est un endroit pour jouer. Personne ne lui a expliqué que la piscine est un endroit pour apprendre à nager d'abord et pour nager ensuite. Et jamais pour jouer.
En Italie, où mes enfants sont nés, les statistiques disent que ce sont les enfants des pauvres qui se noient le plus. La raison tient au fait que les pauvres ne génèrent pas assez de revenus pour amener les enfants dans les écoles municipales de natation, comme activité extra-scolaire (tous les jours, après l'école) qui commence à l'âge de 3 mois.
Pourquoi les piscines municipales en Europe commencent les cours de natation aux enfants d'à peine 3 mois ?
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