Ni Israel, ni l'Iran ne gagnera la guerre en cours, parce qu'on ne gagne aucune guerre des airs. Il faut ensuite descendre sur le terrain et conquérir le territoire pour déclarer la victoire. Ce que fait la Russie en ce moment en Ukraine. Donc, je ne parle même pas de guerre, mais de bombardements réciproques et puis c'est tout.  Je trouve donc, plus intéressant pour le citoyen africain qui assiste à ces évènements un autre aspect du conflit, les deux puissances qui alimentent ce conflit : les Etats-Unis pour Israel et la Chine pour l'Iran, qui vaut cette une de BBC en 2024 :  « L'Iran fait partie d'un grand jeu entre les États-Unis et la Chine » ! En soutenant l'économie iranienne, « la Chine accroît les défis géopolitiques et militaires pour les États-Unis au Moyen-Orient, en particulier aujourd'hui avec les tensions avec Israël » Selon Homayoun Falakshahi, analyste pétrolier principal au sein de la société de données et d'analyse Kpler sur BBC du 9 mai 2024. Les influenceurs Africains, relayant la propagande Française et Britannique, pour priver l’Afrique des nécessaires soutiens stratégiques pour se libérer d’eux, répètent un slogan des plus idiots : « On ne quitte pas un maître pour un autre ». Comme si en 5 siècles, l’Afrique avait eu la moindre chance de quitter la violence, l’humiliation et la spoliation de la part des pays auto-proclamés : démocraties libérales européennes. Ces influenceurs et les naïfs qui les suivent ne savent pas que sans l’argent de la Chine et son avance technologique sur l’occident, l’Afrique n’aura pas une seule chance sur un milliard de venir seule à bout de la pauvreté de masse entretenue par la France, le Royaume Uni, soutenu par les Etats-Unis et l’Union Européenne. Le conflit en cours entre l’Iran et Israël sont un exemple des plus palpables que cela ne suffit pas de produire des drones pour échapper à l’écrasement de l’occident. Ce n’est pas suffisant de produire les missiles balistiques, pour décourager de l’agression des impérialistes. Mais la chance que l’Iran a et que les pays africains n’ont pas, est  symbolisée par la visite que le président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping a effectué à Téhéran en 2016. Nous sommes Samedi 23 janvier 2016, le président Xi Jinping se rend en Iran. Lors de la conférence de presse conjointe, avec son homologue iranien, le président iranien affirme que les deux présidents  ont évoqué le projet de "porter le niveau des relations (économiques) à un niveau de 600 milliards de dollars dans dix ans (en 2026)". 7 ans après, du 14 au 16 février 2023 le président Xi Jinping retourne à Téhéran. Par une déclaration commune publiée le 16 février 2023, la Chine et l’Iran annoncent un “partenariat stratégique global”, dans les domaines militaire, économique, éducatif, industriel, agricole. Pékin et Téhéran affirment leur "volonté d’une coopération stratégique complète. Quelle que soit l’évolution de la situation internationale". C’est dans ce cadre géopolitique que se situe le conflit en cours entre Israël et l’Iran dont la compréhension se résume, à mon avis en quelques règles : Règle n° 1 : Il n’existe pas un pays militarisé appelé Israël sans les Etats-Unis Règle n° 2 : Il n’existe pas une puissance régionale appelée Iran, sans la Chine Règle n° 3 Entre Israël et l’Iran, aucune guerre ne trouvera de gagnant, tant que la Chine et les Etats-Unis auront assez de moyens financiers et militaires pour faire durer le conflit. Règle n° 4 : L’Iran n’a jamais pensé de fabriquer la bombe atomique, si tel était le cas, elle n’aurait pas volontairement adhéré à tous les traités de non-prolifération nucléaire. Parler du risque de la bombe atomique iranienne, permet à Israël de mobiliser son opinion publique contre un ennemi commun : l’Iran ! Il permet aux Etats-Unis de justifier son budget de la défense, pour rendre le monde plus sûr et éviter que des pays comme l’Iran ait la bombe atomique. Règle n° 5 : La Chine a intérêt à financer et faire émerger une puissance régionale antagoniste aux Etats-Unis et à Israël, comme l’Iran pour atteindre l’objectif principal stratégique de fixer pour longtemps dans la région une bonne partie des efforts de guerre des Etats-Unis. Ce qui en cas de guerre de la Chine contre sa province de Taiwan, priverait Washington de disposer de tout son arsenal, pour s’impliquer dans un tel probable conflit. Règle n° 6 : A l’instar de l’ancien premier ministre israéliens, Ariel Sharon, originaire de la Fédération de Russie, Moscou a aujourd’hui,  2 millions de citoyens israéliens originaires de Russie très instruits, et qui sont pour la plupart des cadres et des ingénieurs au cœur de l’appareil, militaro-industriel d’Israël. Cela explique en partie pourquoi la Russie ne peut pas dans ce conflit, se ranger complètement derrière, l’Iran, son allié. La position russe est toujours  délicate chaque fois que Israël doit affronter un ennemi, que ce soit le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais ou l’Iran. On l’avait vu en Syrie, malgré la présence militaire russe depuis 2015, Israël, a toujours eu la liberté d’aller bombarder la Syrie quand elle le désirait  avec ses chasseurs, sans le moindre risque d’être abattus par les avions de guerre russes patrouillant à l’époque le ciel syrien. Il est par conséquent, presque certain, qu’il ne peut y avoir une vraie guerre entre Israël et l’Iran, parce que la Russie, interviendrait à temps, avant que les choses ne dégénèrent. C’est aussi pour cette raison que le président de la Fédération de Russie, au lendemain de l’entrée des forces russes en Ukraine le 24 février 2022, avait rassuré le premier ministre israélien que la vie de Zelensky, un juif russophone, n’était pas en danger, ce qui justifie que ce dernier a immédiatement joué au fanfaron en montrant qu’il ne quittait pas le palais présidentiel à Kiev, parce qu’il n’avait pas peur de Poutine, alors que c’est bien parce que ce dernier avait dit qu’il ne faisait pas partie des cibles de l’Opération Militaire Spéciale de la Russie en Ukraine.