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1997- Voici pourquoi le Niger se tire une balle dans le cœur en faisant le choix d’humilier la Chine, son seul financeur après le départ de la France.
Rappelez-vous que la CNPC a prêté 400 millions de dollars pour éviter l’asphyxie financière du pays par la France. Les conditions de ce prêt disent que c’est au taux ce 7% et il doit être remboursé après 1 an.
Mais 8 mois après cet emprunt, à 4 mois de son remboursement, nous sommes en décembre 2024, les autorités militaires au pouvoir à Niamey se rendent compte qu’elles ne pourront pas honorer leur engagement.
Alors, elles décident de faire un racket contre CNPC, puisqu’elle est empêtrée dans ses investissements au Niger. Le racket consiste tout simplement à faire un redressement fiscal de 106 millions de dollars contre CNPC.
En d’autres mots, comme dans 4 mois, le général Tchiani se rend compte qu’il ne pourra pas rembourser les 400 millions de dollars de l’argent chinois, il décide au contraire d’exiger de son créancier un impôt de 106 millions de dollars à payer immédiatement.
Et comme les dirigeants de CNPC crient au racket et refusent de payer, on les accuse de gagner plus d’argent que les Nigériens.
L’hôtel chinois où dans un pays en guerre, tous les cadres de la CNPC logent pour des raisons de sécurité, est scellé, fermé, accusé de ne pas louer à la nuitée comme l’impose la loi pour les hôtels, mais de le louer pour une longue période aux cadres de CNPC qui refusent de se faire dépouiller par les autorités de Niamey.
Je pense sincèrement que les autorités de Niamey viennent de gâcher la seule chance qu’ils avaient de trouver les capitaux nécessaires pour développer leur pays.
Se mettre à dos la plus grande entreprise mondiale du pétrole, qui a démontré de ne pas venir au Niger pour la rentabilité est tellement puérile.
Peut-être faudrait-il revenir à la seule alternative que la Niger avait : Exxon Mobil qui avait accepté d’investir son argent pour mettre en valeur le pétrole du Niger avant de se rétracter, là où Total et les autres avaient tout simplement dit que le pétrole du Niger n’était que de l’eau.
Est-ce qu’en humiliant CNPC, le Niger espère la remplacer par son principal concurrent qui était au Niger avant la Chine, la Exxon Mobil ?
Pour information, la Chine est un des plus grands pays producteurs mondiaux de pétrole et la CNPC est le plus grand extracteur et transformeur du pétrole chinois. Mieux, de toutes ses activités, moins de 10% sont faites hors de Chine. Si elle a décidé de raffiner sur place au Niger le pétrole du pays, c’est bien la preuve que la Chine n’a nullement besoin du minable (en quantité) pétrole du Niger.
PetroChina est la partie quottée à la bourse de CNPC. Il y a 18 ans, en novembre 2007, en quotant seulement les 2% de CNPC à la bourse à travers une nouvelle société appelée Petrochina, cette société à vu sa valeur boursière passer au-dessus de 1.000 milliards de dollars, et de dépasser celle de la première entreprise pétrolière de l’époque, Exxon Mobil.
Voici ce qu’en parlait le quotidien financier britannique the Financial Times du 6 novembre 2007, avec le titre :
« PetroChina has right to look Exxon in the eye » (PetroChina a le droit de regarder Exxon dans les yeux)
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