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1972- L'imposture du modèle Rwanda Ou est-ce que Paul Kagame, le Caligula africain, mais chouchou de l’Occident passera à l’histoire comme le plus médiocre des chefs d’états africains ?
Le Rwanda cumule quatre problèmes décisifs :
C’est un pays enclavé. Le problème est que comparé à la Suisse, cette dernière fait tout pour être acceptée et désirée par les voisins, alors que le Rwanda fait tout pour être insupportable, détestable. Chaque matin, ce sont des milliers des citoyens des pays voisins qui font la queue pour aller travailler en Suisse. Ce qui fait que les voisins ne se rendent même plus compte que la Suisse se sert sur leurs ports pour importer et exporter ses productions industrielles.
C’est un pays minuscule : 26 340 km2, pour une population estimée à 13,78 millions d'habitants. Soit 523 habitants au km2. La Suisse c’est 209 habitants au km2, le Cameroun c’est 52 habitants au km2.
L’essentiel des zones cultivables se trouve dans les montagnes et les collines. Sa superficie cultivable est 1 385 000 ha. Selon la Banque Mondiale : "Au Rwanda la superficie des terres cultivées représente 56,78% de la superficie cultivable soit en 2004 786 423 ha sur 1 385 000 ha". Aujourd’hui en 2025, l’Institut National de la Statistique du Rwanda (NISR), dans son rapport annuel pour l’année 2024, montre que la superficie dédiée à l’agriculture et à l’élevage au Rwanda a atteint 2,376 millions d’hectares, représentant ainsi 58 % de la superficie totale du pays.
La densité de la population est très forte. Pour comparaison, la Suisse a une superficie de 41 285 km2 et une population de 8 670 300 habitants, ce qui correspond à une densité de 209,1 hab./km2. La surface productive du pays (urbanisée et cultivée sans eaux, montagnes et surfaces improductives) couvre 30 753 km2. C’est-à-dire que la Suisse utilise 30 753 km2 pour nourrir la même population qu’au Rwanda alors que ce dernier pays a à disposition moins de la moitié de cette superficie pour une population presque le double.
Le 11 Mai 2000, le magazine économique britannique The Economiste met à sa couverture un titre :
Hopeless Africa (Une Afrique sans espoir)
L'analyse commence comme ça :
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Au début du XIXe siècle, Freetown(capitale de la Sierra Léone) était une ville isolée et impaludée, mais aussi un lieu d'espoir. Cette colonie pour les Africains démunis venus d'Angleterre et les anciens esclaves des Amériques était devenue la principale base en Afrique de l'Ouest pour faire respecter la loi britannique qui abolit la traite négrière.
Au début du XXIe siècle, Freetown symbolise l'échec et le désespoir. La capitale de la Sierra Leone est peut-être moins brutalisée que d'autres régions du pays, mais ses habitants sont néanmoins physiquement et psychologiquement marqués par des années de guerre, et cette semaine, ils ont dû assister au retrait des travailleurs humanitaires étrangers.
La mission de maintien de la paix des Nations Unies avait dégénéré en un véritable désastre, remettant en question la volonté du monde extérieur de contribuer à mettre fin aux combats non seulement en Sierra Leone mais dans toutes les autres guerres terribles qui ont ravagé l'Afrique.
En effet, les difficultés d'aide à la Sierra Leone paraissant si insurmontables et la Sierra Leone semblant incarner une grande partie du reste de l'Afrique, il commençait à sembler que le monde allait tout simplement abandonner le continent tout entier. (...)
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Source : https://www.economist.com/leaders/2000/05/11/hopeless-africa
Cette analyse va créer un tôlé mondial et les auteurs accusés de racisme anti-africain. Dans de nombreux médias en Occident, des experts montent au créneau pour expliquer pourquoi The Economist s’est trompé, alors que l’Afrique serait le continent de l’avenir, où tout serait possible.
Mais en réalité, le magazine britannique n’a dit qu’une partie de la vérité, mais la vérité quand même. Mais je me suis intéressé à l’époque à la question, parce que je trouvais suspecte cette défensive en masse des africains. Je tenais à savoir ce que cet engouement vers une Afrique d’espoir cachait.
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