Aujourd’hui 5 septembre 2024, au deuxième jour du 9ème forum de coopération Chine-Afrique du 4 au 6 septembre 2024, avec 53 chefs d’État africains à Pékin, le président Chinois Xi Jinping a annoncé ce matin, une enveloppe de 50 milliards de dollars d’investissement pour tout le continent africain. C’est toujours mieux que les 55 milliards de dollars que Joe Biden avait promis le 14 décembre 2022 à 49 chefs d’états africains qui avaient répondu à son invitation à Washington. Mais ce n’est pas assez, par rapport à ce que la Chine investit dans d’autres pays, dans d’autres zones du monde. Alors que les chefs d’états attendaient de la Chine un geste de générosité, cette dernière a à mon avis, déjà tourné la page de la relation avec l’Afrique, pour se concentrer avec les régions du monde qui sont plus conscientes de l’importance des sacrifices consentis par la Chine, pour stimuler leurs économies. Les 50 milliards de dollars, c’est la preuve de ce que je pense. De 2000 à 2022, pendant 22 ans, la Chine a mis le paquet pour stimuler les échanges avec l’Afrique dont la valeur a été multipliée par près de trente, pour atteindre le record de 282 milliards de dollars. Jamais dans l’histoire du continent africain, aucun partenaire n’a été à ce point déterminant sur la croissance de la richesse du continent. L’essentiel des infrastructures du continent africains sont offerts ou construits par la Chine, des aéroports aux hôpitaux en passant par les routes, les stades, les piscines, les palais présidentiels, les parlements. Sans oublier les centrales hydro-électriques. Mais cette relation a été fortement polluée par les occidentaux qui ont vu en la Chine, comme une menace à leur gibier qu’ils déchiquetaient depuis des siècles. Alors s’est mis sur pied une narration visant à éloigner les africains de la Chine. Le pire est que cela a plutôt très bien marché et ce sont les bénéficiaires africains de la générosité chinoise qui se sont mis à alimenter la cabale contre la Chine. Et comme il fallait s’y attendre, la Chine a réagit de la manière la plus logique possible en fermant tout simplement le robinet d’argent. Pour qu’il y ait mariage, il faut que tous les deux époux y trouvent leur compte. Pendant longtemps, j’ai été taxé d’être un espion de la Chine, en tentant inutilement d’alerter les dirigeants africains du fait qu’ils ne démontraient pas suffisamment de comprendre l’importance vitale que représentait la main tendue et désintéressée de la Chine. Mes propos étaient rendus inaudibles par la campagne d’intoxication de l’occident contre les investissements chinois en Afrique qui visaient les dirigeants, mais aussi et surtout, les populations africaines qui ont fini par croire que la Chine qui était le seul pays qui a pendant 22 ans, contribué significativement à la croissance du PIB du continent africain mieux que quiconque dans toute l’histoire tu continent, était l’ennemi à abattre ou tout au moins, à éviter, à éloigner le plus loin possible. Ils étaient tous bombardés par de la propagande en provenance de l’occident, afin que l’Afrique se méfie de la Chine, dépeinte comme avide de matières premières et d’envie de coloniser l’Afrique. Et pourtant, comme nous allons le voir ci-dessous, avec les techniques de manipulation et de désinformation de la radio publique britannique, BBC, toute cette cabale était basée sur des fausses informations savamment distillées par les radios occidentales : RFI, BBC, VOA diffusées par Modulation de Fréquence, pour inonder directement le peuple des métropoles africaines. QU’EST-CE QUI JUSTIFIE CE DESAMOUR DE LA CHINE FACE A L’AFRIQUE ? La visite du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine en Mongolie, avant-hier le 3 septembre 2024, est un symbole très fort de la distance qu’il y a entre la vie réelle et la perception des dirigeants africains. Un an plus tôt, le 15ème sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se tient du 22 au 24 août 2023 à Johannesbourg en Afrique du Sud, sans la présence de Vladimir Poutine. La raison invoquée était qu’il était inculpé par la Cour Pénale Internationale, à cause de la guerre en Ukraine. Et comme l’Afrique du Sud était membre de la CPI, elle avait l’obligation d’arrêter Poutine s’il venait en Afrique du Sud. C’est pour cette raison qu’il a été obligé d’assister au sommet par vidéo-conférence. Un an après, la Mongolie fait l’exact contraire de l’Afrique du Sud, c’est le président Mongol qui invite Poutine à venir célébrer les 85 ans de la victoire du pays sur le Japon avec l’aide de l’Union Soviétique.  Et tout s’est bien passé. Altantuya Batdorj, directrice de l’ONG, Amnesty International Mongolie, avait déclaré la veille, le 2 septembre 2024 :