Je suis chaque année surpris de voir comment tous les pays africains dits francophones structurent leur loi des finances. D'années en années, comme la France, les budgets des états africains ne sont jamais établis avec une égalité entre les dépenses et les recettes, contrairement aux nombreux pays européens comme ceux du nord de l'Europe. Comme la France, ces même pays africains dits francophones sur-estiment leurs prévisions de recettes, tout en sous-estimant leurs prévisions de dépenses. Comme en France, ces pays oublient que la richesse des Nations est créée avant tout, par les produits marchands qui doivent forcément être fabriqués par des entreprises, performantes, quelles soient privées ou publiques. Vous ne pouvez pas construire des ponts avec l'argent que vous n'avez pas, des usines de transformation du cacao destinées à la faillite future, avec l'argent des autres, emprunté à la bourse de New-York au taux de 5 ou 7% et ne pas vous rendre compte que tôt ou tard, ces intérêts sur votre dettes seront un vrai boulet empêchant toute prospérité, au moment où les pays vertueux dans leurs finances, viendront déverser sur votre marché à très bas prix, le résultat de leurs productions marchandes à compétitivité renforcée par moins de taxation du capital et moins de taxation du travail. Les produits coloniaux comme le cacao ou le café ne seront jamais de bons produits marchands pour les colonisés. Et c'est une aberration en situation de guerre économique d'aller même s'endetter soi-disant pour le transformer soi-même, et avoir plus de plus-value. C'est montré qu'on ne réfléchit pas mieux qu'un enfant de 5 ans. Vous croyez que la Chine était folle de commencer à commercer avec l'occident avec la fabrication des jouets moins chères, presque sans bénéfice ? Lorsque quelqu'un vous a réduits en esclavage pour cultiver le café, le coton ou le cacao, c'est naïf de si attarder, sachant qu'il détient dans ces produits depuis des siècles un levier formidable d'expérience et donc de supériorité, pour espérer débuter la moindre guerre économique avec lui. En choisissant les jouets en plastique, l'occident s'est trouvé non outillé pour mener la moindre guerre économique contre la Chine. Et C'est comme cela qu'elle a patiemment grignoté le peu de capital dont elle avait besoin pour dans une deuxième et troisième étape seulement passer aux choses sérieuses de bras de fer économique contre l'hégémonie de l'occident et ce, dans tous les domaines et non juste là où l'occident aurait souhaité la cantonner, c'est-à-dire, la marginaliser. Les dirigeants se lancent dans les dettes publiques à tout va, non pas pour financer la moindre programmation pour la préparation du moindre bras de fer futur, pour gagner la guerre économique contre ceux qui les tienne en laisse, mais juste pour dépenser et se sentir eux aussi importants, e' oubliant le plus important que toutes les nations intelligentes sont en modalité de guerre économique, tout le temps. Vous ne pouvez pas continuer de laisser vos policiers, vos gendarmes multiplier des barrages de contrôles inutiles chaque 25 km pour prélever un impôt clandestin sur chaque automobiliste, sur chaque camion qui transporte les produits marchands, sans vous rendre compte que tout cela se paie tôt ou tard par les fermetures d'usines dans votre pays, parce que les produits des concurrents étrangers, installés dans des pays vertueux, sans ce genre d'impôts clandestin, et donc, plus compétitifs. Vous ne pouvez pas, en campagne électorale promettre tout à tout le monde, sans vous soucier de comment vous allez procéder pour trouver les ressources que vos prédécesseurs n'avaient pas, parce que la suite on la connaît malheureusement : sur-endettement du pays, avec un fardeau financier sur le dos des générations futures, afin que les fainéants d'aujourd'hui mangent plus de riz, de poisson ou de poulets importés et pays moins cher.